Points forts: formellement, comme d'habitude chez Edgard Wright, on en a pour son argent. Mention spéciale à la scène de danse de la première nuit, un vrai coup de maître... Dans ce film ayant comme thème principal le dédoublement de la personnalité, l'utilisation de miroirs et de reflets en tout genre ne révolutionne pas le genre mais est toujours maitrisé. L'écart entre le Londres des sixties fantasmé et tel qu'il est vécu par Eloise est bien traité.
Points faibles: un twist pas idiot mais qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Le mec d'Eloise n'a aucune consistance et ne sert qu'en tant que symbole de l'homme moderne, à l'opposé du proxénète des sixties. On aurait préféré voir un personnage plus énergique, contrastant avec l'effacement d'Eloise. Dernier point faible: les effets spéciaux produisant les spectres qui pourchassent Eloise sont... affreux !!
Pas vraiment compris la place de la mère dans cette histoire: sert-elle à légitimer une première interprétation des visions d'Eloise comme de simples hallucinations ? Et pourquoi revoit-on Sandie dans le miroir à la toute fin du film ? On pourrait conclure, à voir le dernier geste d'Eloise face au miroir, que cette vision est là pour symboliser le fait qu'elle a fait la paix avec Sandie, et qu'elle a fait de sa personne une inspiration artistique.
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