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Il y aurait bien quelque chose de Guiraudie dans cet étonnant Laurent dans le vent (dont l'acteur principal rappellerait Félix Kysyl de Miséricorde). L'ambiance lente, sèche, pince-sans-rire, de ce personnage et ses péripéties, peut créer la gêne autant que le sourire, auprès de ces gueules et ces rêves brisés. Le burn-out est le point de départ sans arrivée, d'où le titre, dans le vent, qui décrit à la fois l'errance géographique, physique et mentale de ce drôle de Laurent, qui se fait des ami.es au hasard, sans préjugés, et qui couche avec ses rencontres, presque indifférent. Il y aurait de la désinvolture, dans ses actions comme dans la mise en scène, très naturaliste (qui rappelle aussi le projet des Rendez-vous de l'été, fiction dans le documentaire, sortie cette année, dont Laurent dans le vent pourrait être le pendant hivernal). Sous ce vernis désinvolte, un humanisme pullule, sans doute dérangeant mais sincère.
La montagne, lieu de transhumance, devient un petit théâtre de figures qui vont et viennent. Laurent est une brebis égarée, mais pas moins que les autres, dans cette vie décroissante et ralentie, solaire, presque irréelle malgré sa fulgurante matérialité. On se tient chaud.
L'originalité du film réside dans la façon de raconter, déboussolante (au sens propre, de l'égarement, et au sens figuré). Et si Laurent devenait aussi un chien de berger ? Chien domestiqué par la vie adulte, qui, après un craquage, est devenu chien errant et solitaire qui s'assimile à cette micro-société et finit par en être le guide. Pas un guide de montagne, celle-ci lui reste quasiment étrangère, mais un guide de vie, à rebours des tutos de développement personnel. Un chien comme Diogène, vivant de peu mais de bien, spontanément libre.
Laurent dans le vent déroute, déstabilise, dégoûterait même, mais fascine, quelque part, dans cette montagne magique...
Créée
le 4 déc. 2025
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