(je n'ai pas vue voyage en Italie, mais)
Ce que j'aime dans les films de Letourneur c'est cette habilité à aller toucher le corps émotionnel dans les micro détails. Un rien nous fait sentir comme à la maison mais on ne sait comment l'expliquer puisqu'elle réussi à le faire passer en nous comme par magie. Aucun personnage n'explique à pleins mots, c'est une ambiance omniprésente. Elle a une telle maîtrise des codes la catégorie sociale et culturelle de laquelle elle provient que cela touche nos souvenirs grâce à une potentielle identification comme toile de fond. En l'occurence dans l'Aventura, il y a de ça. Une famille en vacances qui raconte des trucs banales; il y a un embrun de déjà vécu pour peu que l'on ait une famille et que l'on ai eu le privilège de partir en vacances avec.
J'ai eu du mal à rester concentrée jusqu'à la fin car je m'ennuyais tant le schéma était répétitif. Quand on est en vacances avec notre famille très souvent, il y a une trame inconsciente qui se dessine au fil des jours, dont on ressasse toujours les évènements de la veille, de l'avant-veille, on devient les commères de nos propres vies. Simplement rien ne vient briser ce cercle infernal dans le film, et le rythme est à mon goût trop saccadé par les cris.