Produit par Boris Szulzinger (réalisateur d'un film de dingue qui porte bien son titre : « Les Tueurs fous »), ce film est réalisé par un des cinéastes les plus irrévérencieux de Belgique : Picha. Après avoir sévit mondialement grâce à ces monuments d'outrances en tous genres que sont « Tarzoon, la honte de la jungle » (1975) et « Le chaînon manquant » (1979), le voilà qui nous remet une bonne dose d'humour corrosif et de provocation avec « Le Big Bang ».
En 1995, une apocalypse nucléaire ravage une bonne partie de la planète (2012, dites-vous ? A chaque époque sa manière de voir la fin du monde !) Seules subsistent deux nations : la première uniquement constituées d'hommes et la seconde de femmes. Alors qu'une guerre des sexes se prépare et menace de détruire cette fois l'univers tout entier, Fred, un éboueur de l'espace, est désigné comme super-héros pour empêcher ce conflit d'éclater.
« Un film chaud sur la guerre froide », scande l'affiche du film. Grâce à une imagination débordante, Picha se moque de tous les clichés sur les hommes et les femmes. Lors des scènes de batailles, par exemple, les attaquantes féminines sont, au choix, des sorcières chevauchant un balai, des danseuses au tutu capable de couper une tête lorsqu'il tournoie, des walkyries projetant des missiles par les seins... Les hommes ? Ils arrivent en planches de surf, lâchent des souris pour semer la pagaille chez l'ennemi, ou parachutent des landaus contenant non pas des bébés mais bien un piège mortel. Le cinéaste livre par cette satire une guerre contre la guerre des sexes, démarche malheureusement trop rare au cinéma.
(cette chronique est parue dans le mensuel satirique liégeois "Le Poiscaille" du mois de février 2012)
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