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SuivreIntime confection
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Effluves de mandarine, hammam, sensualité et sensorialité au coeur de la Médina.
Duo magnifique loin des carcans. Un chemin qui chemine, un reste de racine.
Un film qui donne envie de se procurer un véritable caftan marocain, cousu main par un maalem, et non par une machine!
Un film magnifique, lent, certes, tout comme l'est l'artisanat traditionnel..
Le film dégage beaucoup de sentiments de toutes sortes avec un final et un avant-final émouvant..
"Je suis fière d'avoir été TA femme".
Un vrai couple, elle solide comme un roc.. Lui, tout en nuances, étouffant pudiquement sa nature.."N'ait pas peur d'aimer, lui souffle-t-elle"..
Film rare! réalisé par une femme à la sensibilité à fleur de peau..
Lubna Azabal/Mina est superbe, Saleh Bakri/ Halim magnifique et bouleversant et Ayoub Missioui/Youssef étonnant : Un trio en parfaite harmonie au fur et à mesure du film..
La réalisatrice a réussi à faire cheminer le spectateur lentement, avec douceur, bienveillance et beaucoup d'Amour, car, il est question d'Amour tout le long film..et aussi de désir, loin des tabous..
"Un chemin qui chemine, un reste de racine, c'est la Vie, c'est la Mort..." : C'est un très beau film qui m'a emballée lors de sa sortie. De tels films sont "rares" et peu appréciés à leur juste valeur..Je pense à plusieurs films qui parlent d'étoffes (mais pas que..) "Phantom Thread" (vu au cinéma en 2017), et d'autres que je vais finir par retrouver. La soi-disant "lenteur" du film en fait tout le sel.
Le travail artisanal résulte de "lenteur", de "prendre le temps de",
contrairement à notre société du "tout tout de suite" en un coup de clic, "la consommation" à tous les niveaux..
Lorsque je compare avec une époque où l'on prenait le temps de "regarder" et regarder, c'est apprendre à bien des niveaux..Après lecture d'un entretien avec la réalisatrice, laquelle s'est inspirée d'un monsieur qui tenait un salon de coiffure pour dames, dans la médina de Salé..lequel a inspiré son personnage de Halim..
Elle possède un ancien caftan magnifique de sa mère..parle de son amour pour les métiers amenés à disparaître..de la part de tradition qu'il faut préserver et protéger, est touchée par tous ces métiers qui disparaissent et explique qu'elle aime observer, prendre le temps..
Le "coiffeur" est devenu "tailleur de caftans"..
Et les caftans, c'est si beau, le titre du film me fait rêver: le Bleu du Caftan !
Le film a reçu de nombreuses nominations au Festival du Film Francophone d'Angoulême et 2 prix ont été décernés: Valois de la Mise en scène remis à Maryam Touzan et Valois du Meilleur acteur pour Saleh Bakri. Bravo à elle et lui.
Ce film est un régal à tous les niveaux! Prix ou pas, ça reste un film que j'ai ajouté à ma liste 2023, coup de coeur! J'envisage réellement de me procurer un cafatan..brodé mains..
Mai 2023.
Plaisir de revoir ce film grâce à Arte replay.
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Créée
le 22 juin 2025
Critique lue 46 fois
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