Une note enthousiaste pour un feel good movie très réussi, drôle et pertinent, malgré un certain nombre de défauts inhérents au genre, notamment dans son dernier tiers.
Avant cela, j'aurai passé un excellent moment en compagnie d'un duo formidable (Daniel Auteuil -Camelia Jordana, cette dernière obtenant au passage le César du meilleur espoir féminin), même si le personnage du prof cynique aurait mérité un traitement plus approfondi.
Il manque une poignée de scènes pour définir le background de ce Pierre Mazard, celles dont bénéficient justement l'étudiante de banlieue, ce qui crée un déséquilibre.
Ce cinquième long-métrage marque le retour au premier plan d'Yvan Attal en tant que réalisateur, lequel restait sur deux échecs notoires, notamment "Ils sont partout", extrêmement mal reçu.
Pourtant, "Le brio" ne manque pas de petits défauts, entre l'amourette peu convaincante de l'héroïne et la qualité inégale des joutes oratoires (pourtant le thème central du film), mais c'est le genre de film qui vous embarque pendant 1H30 non-stop, au point de faire oublier ses maladresses.
Après il faut dire que c'est un sujet qui me parle, les 38 stratagèmes de Schopenhauer je les ai étudié à la fac, donc j'étais d'emblée sensible à cette histoire.
J'ai aussi aimé la façon dont Attal est parvenu à parler de banlieue, d'intégration et de déterminisme social, en évitant assez adroitement les écueils du pathos et du politiquement correct. Avec un certain brio.