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le 12 août 2014
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D’abord un accident et une seule survivante. Du moins croit-on. Mais je n’en dis pas plus : ne « spoilons » pas, comme on dit aujourd’hui, la fin de ce film d’avant-hier, tourné deux ans après Psycho. Pourquoi Psycho ? Parce que la fille au début roule seule, et de jour et de nuit et, si elle ne s’arrête pas dans un motel, prend quand même une chambre pour elle toute seule. Sauf qu’elle n’a pas d’amant, elle. Et qu’elle ne ressemble pas à Janet Leigh. À qui alors ?
Elle me rappelle quelqu’une, cette fille qui joue le personnage de Mary avec ces vêtements, cette jupe, ce gilet, ces chaussures et cette coiffure archi datés.
Candace Hilligross ? Franchement, un nom pareil, on ne peut pas faire pire, ou plutôt mieux, pour ne pas faire carrière dans le cinéma ou dans le show business en général. Comment voulez-vous qu’on le retienne, ce nom ?
Mais elle me rappelle qui, cette fille ? Ça y est, j’y suis, Susan Hampshire (La Saga des Forsyte et Paris au Mois d’Août).
Petit rappel : Pardonnez-moi mais je ne peux voir un film sans qu’à un moment ou à un autre, il m’en rappelle un autre, un autre moment d’un autre film. Et alors je ne peux parler d’un film sans dire ce qu’il me rappelle.
Sur celui-ci, je peux quand même dire aussi qu’avec le minimum d’acteurs et de moyens, on peut difficilement faire mieux pour créer une ambiance.
Encore faut-il avoir trouvé un bâtiment qui donne l’impression que le Mont-Saint-Michel a été transformé en casino style Atlantic City aux USA ou Brighton au Royaume-Uni mais surtout absolument désaffecté.
Encore faut-il aussi avoir l’idée de faire entendre au spectateur une musique jouée à l’orgue même quand on voit que la fille à l’écran n’entend rien des bruits et des paroles autour d’elle ou bien, ce qui est encore plus fort, n’est pas elle-même entendue par eux.
Bon, ça n’est pas Psycho, ce Carnival of Souls, mais c’est quand même plutôt bon.
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il y a 6 jours
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