8
le 30 juin 2012
SuivreCooper de cheveux
Déjà vu gamin (merci papy), Le cavalier du désert m'avait laissé un très agréable souvenir. Mais comme certaines choses changent avec le temps, un jour je craignis d'avoir été trop généreux avec mon...
Le film pourrait être présenté comme un anti Yojimbo ou un inconnu débarque dans une bourgade isolée pour y restructurer son corps social alors en plein pourrissement (une querelle oppose les éleveurs de bétail et agriculteurs autour de la délimitation du territoire).
L'antagoniste, un administré tenancier de l'unique saloon du village, tient le rôle d'un juge exerçant une forme bien à lui de procès publics qui s'apparentent plus à de la justice sauvage.
Ces enjeux posés dès l'ouverture laissant supposer un traitement classique sur l'opposition entre éthique et justice sont très vite balayés par le mouvement de communion initié par le personnage de Gary Cooper.
Et c'est dans cette énième relecture de la conquête de l'ouest que le film prend un virage propagandiste (pléonasme quand on se penche 5 secondes sur ce genre filmique mais même pour un puriste chevronné là il faut avouer que ça ne prend pas de pincettes) assez outrancier.
Ici pas d'élément dissonant comme 10 ans plus tôt dans la période du pré-code, nous sommes en 1940, l'atmosphère politique américaine s'est rigidifiée autour de l'exacerbation de valeurs morales.
Le personnage d'antagoniste ne sera jamais réellement puni pour ses actes (c'est un américain qui aime sa terre avant tout) et tous les moments de tensions qui quelques années plus tôt se seraient résolus à coups de carabines sont désamorcés par le beau Gary et son éloquence souveraine. L'heure n'est pas à la discorde, il faut rassembler, montrer un peuple capable de dépasser avec diplomatie ses divergences.
La technique se met au cordeau de cette intrigue sans réels accrocs. Toute la machinerie y est parfaitement bien huilée (on pourrait reprocher l'enchaînement très "artificiel" des situations de conflits et leurs résolutions). Du cinéma classique à la maîtrise formelle bien tenue d'un William Wyler rentrant dans son âge d'or.
Créée
le 23 janv. 2025
Critique lue 30 fois
8
le 30 juin 2012
SuivreDéjà vu gamin (merci papy), Le cavalier du désert m'avait laissé un très agréable souvenir. Mais comme certaines choses changent avec le temps, un jour je craignis d'avoir été trop généreux avec mon...
6
le 30 avr. 2014
SuivreWilliam Wyler choisit de s'attaquer au personnage réel du juge Roy Bean, qu'il décrit comme peu nuancé et cruel dans ses jugements (souvent la peine de mort) et amoureux de Lily Langtry (elle aussi...
7
le 9 sept. 2012
Suivrele 9 sept. 2012
Deux albums de Lucky Luke pour le prix d'un ! Le juge, bien sûr, puisque le jovial Roy Bean envoie tout le monde au gibet, vivant comme mort d'ailleurs, cela n'a aucune importance. Brennan est...
8
le 28 févr. 2025
Suivrele 10 mars 2025
Compliqué d'aborder ce film sans regarder dans le rétroviseur (vous l'avez ?) de celui qui l'a commis. Autant dire qu'il ne partait pas gagnant : premier métrage d'un réalisateur dont l'anthologie se...
10
le 21 juin 2025
Suivrele 21 juin 2025
18 ans que la doublette de rêve Garland Boyle nous a sorti leur Sunshine et ont décidé, froissés, de ne plus collaborer sur un potentiel 28 Mois plus tard qui deviendra l'arlésienne d'une génération...
7
le 23 janv. 2025
SuivreLe film pourrait être présenté comme un anti Yojimbo ou un inconnu débarque dans une bourgade isolée pour y restructurer son corps social alors en plein pourrissement (une querelle oppose les...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème