Le Convoi maudit
6.1
Le Convoi maudit

Film de Roy Rowland (1950)

Vif western de série B avec un mélange captivant d'enjeux politiques, éthiques et érotiques

Le titre français est plus évocateur pour l'intrigue que l'américain ("Les Cavaliers").

Trois soldats confédérés s'échappent d'un camp de prisonniers yankee en tuant un garde et tombent entre les mains d'irréguliers sudistes de la bande du célèbre milicien, irrégulier et psychopathe, Quantrill. En mission pour lui, ils se dissimulent en convoyeurs professionnels afin de diriger un convoi de pionniers vers une embuscade meurtrière, visant une cargaison d'or qui fut cachée à l'insu des émigrants. Mais ce butin ira-t-il à la Confédération ou aux bushwackers sudistes sans scrupules qui les y poussent ? Dans les deux cas, de nombreux innocents seraient massacrés.

Les trois amis se divisent pendant le trajet : deux d'entre eux, joués par Joel Mc Rea et Barry Sullivan, sont aguichés par une veuve jouée par Arlene Dahl, une stimulation érotique qui rend plus vive en eux la question éthique de sauver ou non les pionniers, ce qui impliquerait le sacrifice de leur mission politique. 

Vers la fin du voyage, l'annonce inattendue de la fin de la guerre de sécession précipite la décision des sudistes camouflés : changement de camp radical pour celui joué par Joel McRea, suivi par celui joué par James Whitmore, tandis que celui joué par Sullivan leur avoue convoiter l'or depuis le début pour son usage personnel et non par idéal.

Dans un très beau Technicolor, on a des rebondissements incessants, très bien menés. On apprécie l' absence de clichés pour la description du camp de prisonniers, avec des moments originaux : la saleté des prisonniers et leur bain collectif forcé, l'évasion des trois sudistes dans la violence et la cruauté.

D'autres séquence sont remarquables : les fermiers yankees délateurs, avec la femme du paysan dont le visage et les imprécations sont exaltés par la ruse ; les indiens voleurs de chevaux ; la traversée de la rivière en crue ; une scène de séduction avec une Arlene Dahl somptueuse au milieu des hommes du convoi esseulés puis avec les deux rivaux ; enfin le gunfight final entre ces deux-là, anciens amis et complices devenus ennemis :

Joel Mc Rea tire quand même dans le buisson où est caché Barry Sullivan bien que celui-ci, mentant, prétende être désarmé. 

(Notule de 2022 publiée en septembre 2025)

Autre western de Roy Rowland :

Les Clairons sonnent la charge - Bugles In The Afternoon, 1952

Michael-Faure
7
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le 5 sept. 2025

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Michael-Faure

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3

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