Un road trip burlesque et intemporel !

Le Corniaud, réalisé par Gérard Oury, est un monument de la comédie franco-italienne qui repose avant tout sur l'alchimie légendaire de son duo d'acteurs, Bourvil et Louis de Funès. Le film propose un "road movie"burlesque de Naples à Bordeaux, où l'ingénu Antoine Maréchal (Bourvil) se retrouve, bien malgré lui, à convoyer une Cadillac bourrée de contrebande, sous l'œil vigilant du gangster Léopold Saroyan (de Funès).

Les Points Forts

  • Le Duo Mythique : La confrontation entre la simplicité joviale et le flegme de Bourvil et la colère volcanique et la gesticulation de de Funès est un régal constant. Leurs scènes sont les pierres angulaires du succès du film.
  • Rythme et Paysages : Le film jouit d'un rythme soutenu, typique des comédies d'Oury. Le voyage offre de très belles cartes postalesde l'Italie, ajoutant un charme visuel non négligeable.
  • Scènes Cultes : La réplique sur la 2CV (« forcément, elle va marcher beaucoup moins bien ! »), l'inénarrable Cadillac qui se désagrège, et les quiproquos avec les malfrats sont des moments d'anthologie qui garantissent le rire.

Points Faibles

  • ​Scénario Simpliste : Si l'idée de base est excellente, le scénario est parfois un peu linéaire et prévisible dans son déroulement, servant principalement de prétexte aux numéros d'acteurs.
  • Légèrement Inférieur à d'Autres : Bien qu'excellent, il est souvent considéré, à juste titre, comme un peu en deçà de leur collaboration suivante, "La Grande Vadrouille", qui atteindra un niveau de maîtrise et d'ambition scénaristique supérieur.

Conclusion :

​Le Corniaud est une comédie authentique et chaleureuse, portée par des interprétations magistrales. C'est un divertissement populaire et efficace qui a traversé les décennies sans prendre une ride sur son pouvoir comique. Un classique à voir et à revoir pour l'amour de ses acteurs et ses moments de pure drôlerie.

DirtyVal
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes My Top All of Time, Les meilleurs binômes du cinéma, Les meilleurs films de 1965, Les meilleures comédies françaises et Les meilleurs films avec Louis de Funès

Créée

le 1 nov. 2025

Critique lue 9 fois

DirtyVal

Écrit par

Critique lue 9 fois

3

D'autres avis sur Le Corniaud

Le Corniaud

Le Corniaud

8

SBoisse

650 critiques

La Cadillac, la 2 CV et mon tout petit imaginaire

Alors Mache (10 ans) ? Alors quoi ? Qu’en as-tu pensé ? Encore, tu m’ennuies ! Mache, nous ne sommes pas tous seuls, on nous lit. T’inquiète, je sais, mais j’ai rien à dire. Si. Fais un effort. Ok,...

le 7 avr. 2018

Le Corniaud

Le Corniaud

8

takeshi29

1682 critiques

Un corniaud en vadrouille

Aujourd'hui j'ai vu ma fille âgée de 11 ans rire comme rarement devant un film âgé de 45 ans. Preuve s'il en fallait une que ces grandes comédies populaires sont éternelles. Diabolique que ce soit...

le 7 janv. 2012

Le Corniaud

Le Corniaud

6

Torpenn

1062 critiques

Raimbourg en baisse

Un film qui manque cruellement de rythme. C'est une succession de visites touristiques : Paris, Naples, Rome, Carcassonne, Bordeaux... Les gags sont balourds, parfois tellement too much que ça...

le 27 janv. 2011

Du même critique

A House of Dynamite

A House of Dynamite

1

DirtyVal

1148 critiques

Un Gâchis Dégoupillé : Le thriller sans fin qui tourne en rond et nous prend pour des idiots.

A House of Dynamite, malgré les attentes placées dans sa réalisatrice Kathryn Bigelow, est un échec retentissant. Sous l'emballage d'un thriller urgent sur la crise nucléaire, ce film est une œuvre...

le 26 oct. 2025

Stranger Things

Stranger Things

6

DirtyVal

1148 critiques

De l'âge d'or au naufrage, la fin d'un mythe sans courage.

J'attribue finalement un 6/10. Cette note reflète l'excellence de ses débuts, que j'ai adorés, et la difficulté qu'elle a eue à maintenir cette qualité au fil des années. C'est une série culte, mais...

le 1 janv. 2026

Hurlevent

Hurlevent

3

DirtyVal

1148 critiques

Une lande de papier glacé où la peur s'est éteinte !

​Il y a des œuvres dont la rugosité constitue l'ADN même. En s’attaquant au chef-d’œuvre d'Emily Brontë, Emerald Fennell promettait une relecture audacieuse. Pourtant, le constat est sans appel :...

le 13 févr. 2026