Suite au succès de La Carapate, Gérard Oury et sa scénariste de fille décident de continuer leur collaboration avec Pierre Richard avec Le Coup du parapluie.
Le grand blond apporte une énergie qu'un de Funès n'a plus depuis ses problèmes cardiaques. Il incarne un acteur raté, misogyne, infidèle, lâche, menteur et multiplie les gesticulations, les pitreries et les grimaces. Mais là où avec de Funès ça passe (ou Belmondo à la rigueur) car de Funès est un génie comique, Richard est plus fatiguant à force d'en faire des caisses. C'est un distrait, un maladroit. Je ne suis pas sûr qu'il soit capable de jouer autre chose là où un Bourvil pouvait être le gentil naïf dans La Grande Vadrouille puis finir sa carrière sur des rôles plus dramatiques dans Le Cercle rouge.
Quant au Coup du parapluie qui propose un nombre assez conséquent de morts pour une comédie, ce n'est qu'une suite de quiproquos et autres malentendus avec des gags très "Gérard Oury" : peinture renversée sur la gueule, cascades en voiture réglées par l’incontournable Rémy Julienne, mécanismes du vaudeville (adultère, maîtresses qui rentrent et sortent, Pierre Richard qui se trompe de porte, confusion sur leur "travail"). C'est du théâtre de boulevard transposé sur le Côte d'Azur.