La première partie du récit laisse l'ambiance s'installer, à son rythme. Des éléments étranges s'invitent rapidement ; un jardinier handicapé mentalement, une immense maison vide, un crâne mal rangé dont la présence n'interroge personne... Et bien sûr, une femme hystérique sortie d'un hôpital psychiatrique (les clichés des années 50...)
Un réel déséquilibre dans la construction du scénario crée une accélération subite de l'intrigue dans la seconde partie, devenue squelettique, et escamote la fin. Les raisons de cette machination sont jetées à la face du spectateur en 10 secondes... pif paf ! Il manque en fait une dizaine de minutes pour construire une fin solide, convaincante.
Les incohérences du scénario sont semble-t-il passées au second plan. On ne lésine pas par contre sur les effets de transparence de la chemise de nuit de l'hôtesse de maison (petit frisson érotique permettant de ne pas fâcher la censure) ou sur les nombreuses apparitions de l'image de ce crâne, sous n'importe quel prétexte, comme pour palier l'absence totale d'effets spéciaux.
L'ensemble a un goût d'inachevé, de bâclé.