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Hitch parade
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le 11 mars 2026
Se référer à la grandeur d'Hitchcock est parfois une fausse bonne idée, dans la mesure où le réalisateur qui s'y aventure ne peut que faire moins bien, à l'évidence.
Voilà le principal écueil qui menaçait ce Crime du 3ème Etage, tout comme celui de sombrer dans la monotonie de la redite de l'un des plus grands classiques du maître : Fenêtre sur Cour, dont on ne compte plus les remakes et les œuvres que le film a clairement influencé.
Sauf qu'après un générique évoquant de manière attendue l'art de Saul Bass, Rémi Bezançon choisit de puiser du côté de Philippe De Brocca, tendance Le Magnifique, et de saupoudrer son dernier effort de scènes où l'imaginaire de l'écrivain prend le dessus.
Drôle de mélange dans la tendance hommage/remake, mais qui soutient un film totalement conscient de ses influences, s'en amuse même et les paraphrase avec un recul joyeux et amusé, détournant même une interview façon archive sonore et énonçant ses enjeux sans pour autant les désamorcer.
L'équilibre entre le sérieux de l'intrigue, la menace sourde d'un antagoniste un peu au-dessus de ses moyens et un aspect comédie bienvenu est parfaitement mené, tandis que le réalisateur britannique et son art sont constamment cités et revisités.
Bezançon évite ainsi la pesanteur de l'hommage et le carcan de la référence de très belle manière par son rythme trépidant et une certaine forme de malice instillée par son duo complice qui s'encanaille.
Soit un couple un peu trop installé qui a sombré dans la routine, caricature d'une certaine bourgeoisie intellectuelle parisienne dont le réalisateur rit ouvertement. Mais ces deux-là, malgré l'aspect assez con, dans un premier temps, du mari, demeurent pourtant sympathiques. Est-ce le sourire de Laetitia Casta, ou encore l'enhardissement d'un Gilles Lellouche sortant de sa zone de confort ? En tout cas, Le Crime du 3ème Etage réussit à parler, aussi, d'une certaine idée de réenchantement et de redécouverte de la séduction dans une relation de couple qui ronronne, dans un désir d'aventure exaltant le quotidien dans un sourire complice.
Evoquant en plus d'une occasion Pascal Thomas, celui de Mon Petit Doigt m'a Dit ou du Crime est Notre Affaire, déjà tendance enquête britannique.
Le Crime du 3ème Etage, c'est dramatique, c'est ludique, c'est drôlatique, avec le réenchantement du réel en bandoulière. C'est parfois un film un peu fragile aussi. Mais avec un sourire et une ombre tutélaire jamais bien loin de ses héros, misant sur la complicité, tant celle de son duo retrouvé que celle du spectateur.
Et là, il faut avouer que le masqué n'en a pas manqué.
Behind_the_Mask, qui a oublié sa paire de jumelles.
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Créée
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