Il ne se passe rien. Le second opus de The Dentist est totalement dispensable si vous avez déjà vu (ou pas) le premier film : c'est une deuxième fois le même scénario (il s'évade, évince un dentiste pour prendre sa place, et recommence son délire de voir sa femme et des saletés partout... Tout pareil), avec encore moins de scènes vicieuses (ce qui est un exploit, comme le premier film est l'un des plus sages des films de Brian Yuzna). On retrouve donc la fraise (et on ne récrée même plus l'événement autour de son bruit irritant, ce qui était l'une des rares forces du premier film), l'arrachage de dents (avec des prothèses encore moins bien faites : les autres dents autour sont décollées, on voit que tout n'est que prothèses...), et un peu de piqûres. Rien de plus. Pourtant, lorsque la victime finale voit arriver le méchant dentiste avec une perceuse, on a eu un soupçon d'intérêt ("ah, peut-être qu'on a attendu pour ça..."), mais le film n'assume même pas ce concept-là, puisqu'il ne trempe même pas la mèche de cette perceuse (elle n'était qu'une fumisterie), alors on se demande bien l'intérêt de cette suite, puisqu'elle ne rajoute absolument rien à l'original, et dure pas moins d'1h30, soit 1h29 de trop. Le temps est long dans cette resucée sans saveur, sans ajouts, sans intérêt... Même les cabotinages de Cobin Bernsten ne sauvent plus les meubles, malgré ses efforts pour nous distraire avec toutes ses grimaces simiesques, il n'arrive pas à combler les néants d'intérêt de cette suite. Vous ne claquerez pas des dents devant cette suite interminable, prenez donc une sucette, et allez regarder autre chose.