Le Désir est épouvantable. C’est le genre de film qui fait se demander pourquoi personne, pendant le tournage, n’a interrompu le travail pour vérifier si tout cela avait le moindre sens. Le scénario est honteux, les personnages sont insupportables et les interprétations transforment presque chaque scène en moment involontairement ridicule.
Le récit essaie de se présenter comme un thriller érotique sur une femme riche, enfermée dans une vie apparemment parfaite, qui commence une relation avec un jeune entraîneur de natation. Arrivent ensuite les secrets, la jalousie, le chantage, les enregistrements, la mort et plusieurs rebondissements censés augmenter la tension. Pourtant, rien n’est crédible dès le départ.
Il n’y a aucun érotisme, car les scènes manquent de sensualité, de désir et de véritable alchimie. Il n’y a aucun suspense, car les personnages se comportent de manière tellement absurde qu’il est impossible de prendre l’histoire au sérieux. Il n’y a pas non plus de vrai drame, puisque tous les problèmes sont écrits avec une superficialité impressionnante.
Ludwika Paleta est très mauvaise. Son personnage devrait exprimer l’insatisfaction, le désir, la peur et la contradiction, mais tout se résume à des regards appuyés, des phrases solennelles et des changements d’attitude arbitraires. José María Yazpik ne parvient pas davantage à donner de la crédibilité à son mari de feuilleton.
Óscar Casas est encore pire. Il n’a aucune alchimie avec Paleta, aucun mystère, aucun danger et rien qui puisse expliquer le chaos provoqué par son personnage. Il se contente de poser, de regarder et de réciter des dialogues déjà mauvais sur le papier.
Le scénario constitue le véritable désastre. Chaque rebondissement exige que les personnages oublient ce qui vient de se produire, abandonnent toute logique ou acceptent des situations qu’une personne normale réglerait en téléphonant à la police. Le film veut sembler complexe, mais il est seulement maladroit. Il veut choquer, mais reste timide et ennuyeux. Le dernier acte frôle directement la parodie.
Tout paraît également faux : les maisons, les conversations, les relations et les disputes ressemblent à une publicité pour parfum interminable et bon marché. L’image est propre, mais il n’existe rien derrière elle.
Le Désir est vulgaire, ennuyeux, ridicule et immédiatement oubliable. Il ne possède ni personnages intéressants, ni suspense, ni érotisme, ni une seule interprétation capable de le sauver.