Ron Howard est un réalisateur que j'aime bien ; yes man parmi les yes man, il est quand même au-dessus du lot, car il a son lot de grandes réussites (ne serait-ce que par Frost/Nixon, remarquable), ainsi que ses bousasses (oui, ces films-là), et il m'apparait comme quelqu'un de très sympa, pas prise de tête et producteur avisé (Arrested Development, ainsi que plusieurs films d'Eastwood).
Bref, c'est pour parler de lui que je vois son dernier film en date, et si il y a son lot de choses réussies, c'est quand même pas fameux.

Le film raconte la traversée d'une amitié masculinte au travers d'une infidèlité d'une des épouses, et le résultat oscille entre le drame social (léger) et la comédie à la limite de la vulgarité.
Déjà, le film ne peut pas être totalement nul, car il y a la magnifique Jennifer Connely, même si ici elle sert davantage de décoration, au profit de la très fade Winona Ryder, dont les années ne l'ont pas épargnée.

En face d'eux, deux acteurs issus de cette branche du Frat Pack, Vince Vaughn et Kevin James. Si le premier joue encore les rôles de bon pote, avec un soupçon de burlesque, le deuxième est assez intéressant, car il apparait comme très nerveux, du fait d'un projet pro, et il n'est jamais fait mention dans le film de sa ventripotence, donc on évite au moins les blagues lourdes sur... un lourd !

Le gros problème du film est, selon moi, qu'il n'arrive jamais à choisir entre la comédie et le drame, et un aspect très intéressant est quasiment évacué en cours de route ; le personnage de Kevin James est un angoissé de la première heure, à cause d'un projet pro qui le ronge à petit feu, ce qui consterne son épouse qui, sous prétexte qu'il ne s'occupe plus assez d'elle, va voir ailleurs, via Channing Tatum qui est la vraie caution comique du film.

Ce point-là, l'angoisse, est peu évoquée, et la fin en rajoute une tonne dans la niaiserie, mais met en avant l'amitié entre les hommes, plutôt que la réussite d'un couple.
Comme souvent, je ne comprends pas pourquoi Ron Howard a fait ce film, car il est en fin de compte assez insignifiant.
Boubakar
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le 1 août 2012

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Boubakar

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