"Il pense et il parle tout à la fois. Mais la chose dont il parle est rarement celle à laquelle il pense. Où il dit 'non', souvent il faut dire 'oui'. Et où il dit 'oui', croyez qu’il veut dire 'non'. Il ne regarde ni vous, ni personne, ni rien qui soit au monde."
Le distrait, c'est un thème.
C'est un générique aussi.
(Le "I" de Yves Robert..)
Dans une liste à composer à part.. parmi les films de chevet
Fourre-tout sensible et cohérent
N'y voir qu'un Pierre Richard qui s'amuse (ce qui est le cas aussi), c'est passer à côté de toute la fantaisie et son sérieux, en fait toute la poésie d’un premier film plus que réussi
Le désarroi (latent) et la distraction de son personnage ne sont jamais vains, en l'occurrence
Au bord de la comédie bien calibrée qu’il propose, il me questionne
"A quel point suis-je ailleurs ?"
Mais... "il n'y a pas que moi"
Peut-être que ce film touche "le distrait" en tant que spectateur..
En théorie (dans les nuages), une audience phénoménale donc car "tout le monde est distrait"
Mais dans les faits, ce même monde se prend également un peu trop au sérieux, parfois, pour se reconnaître dans la tête d’un rêveur