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le 20 nov. 2015
SuivreExercice d'hostile
Le premier quart d'heure est terrassant de puissance. La façon qu'à László Nemes de suivre Saul à hauteur d'épaule est aussi redoutable qu'efficace. D'abord parce que cela oblige le spectateur à...
Un bel exercice de style qui suscita la polémique à sa remise de prix au festival de Cannes. Qu'a-t-on récompensé, le film ou la prestation technique ?
L'idée est simple, plutôt que d'affronter ou faire affronter de face l'image des camps de la mort nazi, le cinéaste hongrois choisit de suivre son personnage en plans serrés plein cadre tout à long du film et ne quittera jamais son visage ou son point de vue. L'horreur de la shoah se passera donc toujours en arrières plans (souvent flou) et au son. Un procédé omni pressant créant artificiellement une tension et une angoisse chez le spectateur. Le spectateur est pris en otage comme ces pauvres malheureux conduit à la chambre à gaz sans savoir ce qui se passe. Un exercice de style brillamment réussit !
D'un point de vu scénaristique, peut-être a-t-on déjà vu mieux sur ce sujet... Car l'intransigeance radicale du procédé empêche toute émotion autre que l'effroi de la part de l'acteur, mais aussi du spectateur qui va subir le film. Le procédé a donc ses limites, d'autant que sur la durée, celui-ci n'évoluera jamais. Les cris, les insultes, les brimades des officiers allemands ne cessent jamais, tel des chiens qui aboient. Sans vouloir minimisé l'horreur des faits historiques, la vision donnée des camps semblent un peu trop manichéenne pour être honnête...
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Créée
le 17 juin 2023
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le 20 nov. 2015
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