Entre réalisme et expressionnisme, Borzage explore la tragédie du destin et de la culpabilité. Itinéraire d’un crime et de sa rédemption.
Un film qui commence comme une tragédie à la manière de Fritz Lang avec cette notion de culpabilité mais qui se termine dans un happy end décevant et assez fade ( surtout à partir d’une histoire aussi mélodramatique , la noirceur du début et de la peinture sociale) C’est dommage car la scène d’ouverture avec ses ombres et lumières et d’autres scènes très expressionnistes sont sublimes. Le film montre qu’il n’y a pas de déterminisme , mais que le personnage n’échappe pas au début malgré lui à une certaine forme d’identification inconsciente à ce père qui a commis un crime. Cela m’a évoqué la névrose de destinée ou encore une névrose d'échec qui met en jeu la forte culpabilité du fils endossant inconsciemment la faute du père.