Trois soldats français -disons trois imbéciles en pyjamas bleu, blanc, rouge (Rego, Topaloff, Risch) - sont envoyés en Allemagne pour capturer Hitler ; mais c'est le führer en personne qui les fait prisonniers et les contraint à jouer un match de foot avec la Mannschaft contre la France.
Arbitrée par Michel Galabru, cette partie de foot, à la fin du film, est le point culminant de cette bouffonnerie qu'est "Le Führer en folie". Je ne me souviens pas du score final et j'ai d'ailleurs renoncé à compter les buts marqués et encaissés par un Hitler en short.
Le film de Philippe Clair est depuis longtemps au panthéon du nanar. C'est pourquoi je l'ai regardé avec intérêt. Un intérêt rapidement décroissant pour être honnête. J'apprécie finalement davantage les crétineries légères d'un Max Pecas ou les aventures d'un Paul Préboist en curé chez les nudistes que cette farce indigeste et surréaliste où Henri Tisot , en Hitler, vocifère dans les postures et les tenues les plus grotesque mais toujours avec la croix gammée en évidence. En faisant un peu de psychanalyse, je me dis qu'il y a certainement, à travers cet acharnement à tourner Hitler et le nazisme en ridicule, un effet cathartique de la part d'un cinéaste d'origine juive.
Pour autant, Philippe Clair a toujours donné dans le comique décérébré, et l'amateur de nanars n'est évidemment pas surpris par cette avalanche de gags burlesques lamentables et ce défilé de personnages débiles qui tournent au n'importe quoi. Toutefois, il convient de se souvenir d'Alice Sapritch en Eva Braun au volant de son char d'assaut rose et de Tisot-Hitler qui repeint son plafond...