Visionnage de ''Le gardien du manuscrit sacré'' – 2003 de Paul Hunter.
Qui n'est pas sorti de sa boîte depuis 10 ans et visionne ce métrage qui en a plus de 20, trouvera le spectacle distrayant, amusant même. Pensez, un tibétain cherchant au bout de 60 ans un disciple qu'il trouve aux Etats Unis d'Amérique, terre de tolérance, de paix et de spiritualité ! L'élu qui s'ignore est d'ailleurs pickpocket dans le métro et accessoirement projectionniste dans un cinéma chinois. Personne n'est parfait, et la route est longue pour Petit Scarabée qui en a du reste appris un bout en regardant les films de kung-fu qu'il projette dans le cinéma chinois.
Pour pimenter le récit, le tibétain est poursuivi par un vieux nazi, secondé par sa petite fille déjà pas mal grande, qui veut mettre la main sur son rouleau sacré contenant la recette d'une soupe au gingembre. Pour ajouter un zeste de romance, le pickpocket projectionniste rencontre la fille d'un ponte de la mafia sous les écrous à qui il a barboté le collier de sa mère – à la fille, pas au père – et qui conduit un Hummer blindé – la fille, pas la mère.
Bref, ledit spectateur, tout déconditionné qu'il est de sortir de sa boîte en carton et de son coton, façon santon – c'est de saison – passe un bon moment, le cerveau en roues libres, devant ce divertissement touillant Aventuriers de l'arche perdue, Blade runner et Temple de Shaolin.
Mérite un honorable 6, car 10+20+60=90 divisible par 3, et accessoirement par 6.