C'est un film choral et donc un film d'acteurs et de ce point de vue la réussite est presque totale avec une Agnès Jaoui sémillante, un tandem Alain Chabat, Gérard Lanvin irrésistible et un Jean-Pierre Bacri aussi tourmenté qu'étonnant, seule ombre au tableau, Anne Alvaro limite tête à claques avec son jeu guindé . Donc on se régale. Le fil narratif est mince voire simpliste mais on comprend bien que ce n'est pas cela qui intéresse le plus la réalisatrice, mais la vision de cet étrange microcosme disparate. Et à ce propose le sous texte peut apparaitre ambigu. On nous décrit Bacri comme un primaire inculte et qui ne cherche à s'élever que par amour... Il y a dans la vie deux sortes de gens qui je ne supporte pas trop, La première est ceux qui se contentent de leur inculture, la seconde beaucoup plus grave à mon sens est celle qui fort de ce qu'ils ont appris ou de ce qu'ils ont lu écrase de leur mépris et de leur suffisance la première catégorie. Et à ce propos la réalisatrice à fait son choix en présentant en fin de film un Bacri dans son imperfection.