Le Grinch fait partie de ces «classiques» (pas au sens noble du terme) auxquels on a droit tous les ans, à tous les Noëls, et il est donc familier à peu près à tout le monde. Et le film transpire de cette atmosphère mielleuse qui ne peut manquer d’évoquer les fêtes de fin d’année, et c’est là où le film divise, je pense. Pour certains, cette ambiance joyeuse et naïve va sembler insupportable, pour d’autres dont je fais partie, elle ne peut manquer d’évoquer de bons souvenirs et de faire retomber en enfance le temps d’une petite heure et demie.


Ce que j’aime tout particulièrement dans Le Grinch, c’est son inventivité visuelle, entre le monde si pittoresque dans lequel se déroule le film et l’aspect un peu étrange des personnages. Chaque scène à Chouville regorge de détails, de couleurs, comme dans une case de bande dessinée, et retranscrit l’agitation et la vie qui animent la ville à cette période de Noël. Et c’est là où j’aime le film. Je lui pardonne volontiers ses maladresses et son écriture enfantine grâce à l’imagination qui ressort de chaque plan. C’est la même chose pour les gags qui tournent souvent autour de cabrioles, d’enchaînements loufoques de péripéties. Et, bien sûr, il est difficile de ne pas parler du Grinch lui-même, grimé par Jim Carrey qui parvient à conserver toute son expressivité sous son masque en latex et contribue à insuffler ce rythme effréné au récit…! C’est là qu’on peut être déçu que le film n’aille pas plus loin dans son concept d’un personnage qui fait tout pour gâcher Noël, car au final le Grinch semble bien gentil, même quand il joue au «méchant». Et puis, le combo film américain et film de Noël oblige, le film se finit bien, le Grinch a «retrouvé» son cœur et n’est plus rejeté par la communauté de Chouville, aidé en cela par une petite fille...


Le Grinch n’est certes pas du grand cinéma, mais je ne peux m’empêcher de regarder le film avec une certaine bienveillance. On pense à la joie de Noël, on oublie ses soucis pendant un petit moment, et, ma foi, c’est agréable. Cependant, je suis assez curieux de découvrir le dessin animé de 1966 qui correspond, selon l’auteur original du Grinch, à la meilleure adaptation de son œuvre !

Charlandreon
7
Écrit par

Créée

le 18 nov. 2020

Critique lue 157 fois

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