Sur des dialogues composés sur mesure par Michel Audiard, Belmondo, farfelu et désinvolte, cabotine avec talent. Et, somme toute, la comédie de Lautner n'est jamais aussi drôle -le qualificatif est excessif toutefois- que lorsqu'elle laisse Belmondo faire son numéro de dérision. Les quelques cascades ostentatoires de l'acteur m'indiffèrent en revanche. Comme le scénario d'ailleurs, improbable intrigue d'espionnage dans l'exotique Venise.
Petit escroc parisien, Alexandre (de Valembreuse pour ses victimes) détient à son insu un microfilm que se disputent services secrets français et arabes.
Dans un registre similaire, je préfère sans hésiter à cet Alexandre badin de Lautner le Victor mytho de Philippe de Broca dans "L'incorrigible"; Lautner tourne ici un produit commercial sans ambition, aux recettes éprouvées: un Belmondo "belmondisant" et un décor vénitien tape-à-l'oeil. Son intrigue, au coeur de laquelle le réalisateur glisse un grotesque épisode vaudevillesque, est tout à fait rudimentaire.