Le Jaguar par Incertitudes
Le Jaguar est un des films les moins connus de Francis Veber et pourtant il propose un buddy-movie dans la droite lignée des La Chèvre, Les Fugitifs ou Les Compères réalisés dans les années 80.
Le tandem Reno-Bruel remplace le duo Depardieu-Richard. Reno, une nouvelle fois dans la peau du gros dur, est convaincant. Bruel, en revanche, n'a pas le potentiel comique qu'avait Pierre Richard même s'il reste suffisamment bon acteur. D'ailleurs pour ceux qui le critiquent sur ce point, Bruel est à la base un acteur et n'est venu à la chanson qu'un peu plus tard.
Le Jaguar est une comédie familiale divertissante de bout en bout où un escroc fauché va venir en aide à un indien pour chasser un tueur qui veut s'emparer de son âme. Il ira l'affronter dans son village en Amazonie aidé par l'indien Wanu qui va lui prêter ses pouvoirs.
Comédie familiale même si certaines scènes peuvent heurter. Roland Blanche va perdre une main et un curé se fera décapiter. Le méchant est très méchant, incarné par cette pure trogne de Danny Trejo.
Le Jaguar est une comédie un peu fourre-tout avec quelques situations amusantes, de l'action, des bons sentiments, une bonne morale à la fin, sur fond de chamanisme.
Et puis, il y a Patricia Velasquez, mannequin à l'époque, tout à fait charmante et qui justifie à elle seule la vision du film. Pas le meilleur film de Veber mais typiquement le film dont on sait qu'il n'est pas très bon mais que l'on prend plaisir à regarder quand il passe sur TF1.