On retrouve ici le thème du ronin fauché (Tsuyoshi Kusanagi) à qui il ne reste que l'honneur de sa classe, et dans le cas présent, une fille unique, la jolie Okinu (Kaya Kiyohara). Un cadre qui n'est pas sans rappeler le Hara-Kiri de Kobayashi ou plus récemment, la trilogie de Yamada.
J'ai aimé :
- l'intrigue qui se met doucement en place, levant peu à peu le mystère entourant la déchéance de ce samouraï ;
- la prestation des acteurs, Kusanagi et Jun Kunimura (toujours impeccable dans ses rôles) en tête. Kiyohara s'en sort bien aussi et ne tombe pas dans le piège du mélo ;
- l'éthique samouraï bien mise en avant, juste à point en termes de manichéisme. Le parallèle avec les stratégies au jeu de go.
J'ai moins aimé :
- la photographie, constamment surexposée (une manière de gommer la CGI ?), jouant sur les effets de focale et abusant d'effets artificiels (les flashbacks sont particulièrement ratés).
- le happy ending, qui va à l'encontre des principes exposés plus haut concernant la droiture du samouraï. Le mariage de sa fille avec l'homme qui a porté une grave accusation contre lui n'était pas obligatoire. Mais ça aurait pu être pire, le ton mélodramatique n'est distillé que par petites touches légères. Un compromis peut-être nécessaire pour en faire un film moins de genre, mais plus grand public.