Dracula aurait mieux fait de rester dans son cercueil. Lake of Dracula est une tentative d’horreur japonaise qui ressemble plus à une sieste filmée sur pellicule jaunie qu’à un vrai cauchemar. C’est mou et surtout c’est totalement dénué de tension.
On nous balance des scènes à 100 à l’heure, comme si le réalisateur voulait expédier le film avant l’heure du dîner. Résultat, aucun moment ne respire, aucune montée dramatique, tout s’enchaîne sans rythme. C’est censé faire peur ? on baille. On attend un frisson, un malaise. Rien. Pas même une chauve souris crédible pour relever le tout ( À la place c’est un rat qui sort et se jette d’on ne sait pas où).
Les acteurs jouent comme s’ils venaient de rater leur casting pour une pub de dentifrice. Même Dracula, censé être charismatique, a la prestance d’un stagiaire en cape de carnaval. On dirait un vampire en burn-out.
Visuellement, ce n’est pas mieux. Les plans sont plats. Le film est intitulé Lake of Dracula , mais on ne sait pas pourquoi le lac apparaît à peine, et Dracula semble juste passer dire bonjour. Peut être que L’Étang du Vide aurait été plus honnête comme titre.
On devine par moments un reste d’ambition, un peu de brume, quelques couleurs étranges… mais tout ça s’effondre sous le poids d’une mise en scène sans conviction. Même la musique semble vouloir fuir le film.
Bref, zéro tension, zéro émotion. Lake of Dracula, c’est comme une soupe froide, on voit bien que quelqu’un a voulu faire quelque chose, mais au moment de goûter, il ne reste que de l’eau tiède.