De beaux moments de pure horreur surréaliste et grotesque pour ce troisième volet de la trilogie de Polanski sur l'enfermement, la solitude et la folie (après "Répulsion" et "Rosemary's Baby")... Oui, "le Locataire" est certes un Polanski mineur, mais il a marqué nos mémoires, comme peut le faire un cauchemar un peu ridicule et largement baroque. Avec le recul, on sera en plus ravis de découvrir la galerie de seconds rôles assez délirants interprétés par une bande d'acteurs qui ont fait leur chemin depuis (Balasko, Rufus, Jugnot, Blanc...).
[Ecrit en 1994]