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Les projets s’enchaînent et ne ressemblent pas pour Olivier Assayas, capable de jongler entre le nombrilisme auteuriste (Hors du temps), la réflexion méta-narrative passionnante (la série Irma Vep)...
Le gros point positif du Mage du Kremlin est le développement du personnage principal qui passe d'un jeune homme, passionné d'art et particulièrement de théâtre, prônant la liberté au sortir de l'URSS dans une Russie pullulent de vie, à un homme froid, méthodique, imperturbable au service d'un pouvoir devenant de plus en plus autoritaire. Cependant, la deuxième partie du film est de bien moindre facture en comparaison avec la plongée immersive dans le Moscou libre du début des années 90 de la première, en effet elle consiste simplement en une succession d'événements clés sans montrer le réel impact du Mage du Kremlin sur la plupart de ceux-ci. Les personnages semblent devoir sans cesse expliquer tout ce qu'ils font et la quasi-absence de péripéties et d'événements contraires à la montée au pouvoir de Poutine et à sa mainmise sur le pays tout entier entraînent une baisse de la tension narrative. Si bien qu'on a l'impression d'être face à un documentaire. Bien que l'histoire d'amour tourmentée entre le mage du Kremlin et Ksenia était censée ramener un peu d'allant à cette fin de film, celle-ci n'a au contraire presque aucun impact, d'abord émotionnel et ensuite sur les décisions de notre personnage principal.
Même si le film et le roman n'ont pas vocation à se focaliser plus en longueur sur Vladimir Poutine, je regrette le faible temps d'écran d'un Jude Law ultra convaincant dans les traits de l'homme d'état russe dont chaque apparition attire la couverture.
Créée
le 4 févr. 2026
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