Pariant avec son éditeur sur le fait qu'il puisse écrire un roman en seulement 24 heures, un romancier s'isole dans un manoir afin d'y trouver l'inspiration. A son arrivée, il va découvrir qu'il y a non seulement la secrétaire de l'éditeur, mais aussi plusieurs personnes : autant dire que l'écriture ne va pas être son principal souci.
Tout le concept du Manoir de la peur tourne autour d'une seule idée : celle de réunir quatre légendes (vieillissantes) du cinéma d'horreur pour la première et dernière fois, à savoir Christopher Lee, John Carradine, Vincent Price et Peter Cushing, qui ont accepté de jouer dans le film juste pour être ensemble à l'écran. Car pour le reste, le résultat n'est pas à la hauteur de l'hommage escompté, avec une réalisation très télévisuelle, un acteur principal d'une grande platitude, et au final, une intrigue dont on se fiche totalement. Reste le plaisir de voir ces acteurs mythiques jouer tous ensemble, avec un pliasir non feint à l'écran, et quelques clins d'oeils à leur passé, notamment un très beau plan avec un meurtre à la hache filmé en ombre chinoise.
Je reconnais bien dans ce film bancal la roublardise des cousins Golam et Globus, qui ont voulu faire un coup avec ce casting, sans trop savoir broder après coup. Ce qui se paiera, car le film sera non seulement un bide, mais en France, il sortira directement à la télévision, et il faudra attendre près de trente ans pour qu'il ait un début de notoriété.