Le systématisme qui se veut style a bien du mal à cacher l'inconsistance du propos et surtout de la proposition cinématographique.
Je vois une vraie roublardise dans cette volonté de séduire à moindre frais le spectateur par une fixité des plans mêlée à une nonchalance des personnages. Système de mise en scène éculé.
Doit-on vraiment voir singer les styles de Roy Anderson ou Kaurismaki ?
Surtout s'ils sont accompagnés par une méthode scénaristique aussi peu convaincante, moins guidée par les personnages que par les situations, laissant l'impression que le film se regarde lui-même sans cesse. Il abonde en outre de clins d’œil lourdingues vers le spectateur.
A l'arrivée, très peu de cinéma, malgré des scénographies (la colline, le mausolée, le désert...) qui demandaient à être exploitées. Je me suis surpris à imaginer le même film avec l'audace d'un Kiarostami, sur le dedans / le dehors, le hors-champ. Je n'aurais pas dû...