L'agent Joseph Rearden est engagé pour voler de mystérieux diamants pour le compte des services secrets anglais. Dénoncé, il est lourdement condamné.
Le sujet de John Huston ressort de l'intrigue d'espionnage un peu compliquée et nébuleuse dans la forme mais l'action, lorsqu'elle s'anime, tend vers le cinéma policier, voire le cinéma d'aventures avec son côté rocambolesque et humoristique qu'on trouve plus généralement dans les films d'Hitchcock. Le récit de John Huston est tout cas suffisamment mouvementé pour relever une intrigue politico-policière en définitive assez superficielle.
Tout en préservant le réalisme et le suspense, relativement à l'enjeu de l'intrigue et à la possible duplicité d'un lord anglais joué par James Mason, Huston donne au film un caractère ludique, une certaine dose de dérision qui caractérisent souvent le réalisateur. Ce mélange d'action et de fantaisie -poussé à l'excès dans les James Bond- convient très bien à un Paul Newman dont on ne sait jamais vraiment si son personnage maitrise ou subit la situation.
Le dénouement est surprenant, moins dans la forme que dans l'idée, tournant le dos au manichéisme courant qui détermine la Guerre froide vue de l'Occident.