Jean Gabin en promoteur du Don du corps à la science!^^

"C'est un mexicain, et naturellement un Général" (...) "Un de leurs torpilleurs nous colle au cul".
"Alors ce vieux monde, toujours en déconfiture?" demande le plutôt ermite exilé sur une île paradisiaque joué par Saturnin Fabre, croisant pour une fois les ravitailleurs. "Cette fois, qui a mangé l'autre? Les Ouvriers ou les Capitalistes? Beaucoup de blé brûlé? de café jeté à la mer? Et bien sûr, aucune invention nouvelle pour tuer les mouches? (Saturnin Fabre en Mr Hobson) "Pour tuer les mouches, non, mais pour les hommes, ils z'ont fait un certain progrès" (Jean Gabin)

Mon échouage de 3 petites remarques (pour un vrai résumé et textes complets, que je ne conseille pas avant d'avoir vu le film une première fois, lire la page SC):

  • Certains oublient qu'il date de 1939: il se passe néanmoins dans 4 ou 5 pays avec pas mal de figurants et rebondissements; surprises surtout quand on a pas lu le résumé; je vois pas comment on peut deviner toute la suite de l'histoire...ce qui fait d'au moins son premier visionnage, une bonne surprise captivante.

Autres Détails:

  • j'aime qu'une scène et son idée m'ont rappelé les scènes et idée de la super cabane isolée au bord d'un lac et arbres dans Oblivion où Tom Cruise aussi retrouve sa Michèle Morgan (les lieux des deux films se ressemblent, il me semble).

  • j'aime que Gabin oublie encore (et déjà) totalement la caméra et joue avec détachement et nonchalance un personnage épatant qui gagne le vote populaire de tous autour de lui en étant fiable et avec des principes...un temps où un contrat et accord se faisait et tenait juste sur des mains qui se serrent...sans dizaine d'avocats ( Deux mains fraternelles se rejoignent): "C'était convenu, alors...".
  • j'aime que le personnage de Gabin a remarqué et deviné que le personnage de Julien Carette est passionné de vrai médecine et plutôt très frustré dans son quotidien de cuisinier, alors quand Gabin pense qu'il va peut-être mourir (pas de spoil), il lui dit qu'il lui donne son corps pour qu'il puisse tripatouiller dedans à sa guise! Une scène épatante et gore dans un film de 1939!:
"...je te fais cadeau de ma carcasse, comme ça tu pourras m'ouvrir le ventre et pis tripoter dedans à ton aise" (Jean Gabin) "...argh! vous parlez comme un ami"^^ (Julien Carette)....Gabin ajoute au cuisinier passionné frustré car passionné d'autopsie: "tu sais qu'elles sont bonnes tes crêpes, mais j'me souviens que ma mère les faisait un tout peu plus croquantes"...Gabin, le Lignac de 1939! Rien que pour ces sorte de scènes , j'ai aimé ce film (MAIS je ne l'ai pas revu donc peut-être je finirai moins impressionné la prochaine fois, comme d'autres ici).
  • ...et je lui trouve une p'tite touche du film The Hudsucker Proxy des frères Coen (dont il m'a rappelé le personnage).
  • ...ps: j'aime quand sur l'île, il tombe sur un ancien civilisé riche qui avait LE CHOIX de tout abandonner pour venir dans ce "Paradis"...le Capitaine demande à Gabin s'il veut visiter "le paradis de monsieur Hobson"? Il décline (pour ne pas être tenté?) ...je ne sais pas si ça fait allusion à un Thomas Hobson ?...ou à un John Atkinson Hobson ?
..."Je vous préviens que je déteste les anglais, et tous les anglo saxons d'ailleurs. Quant aux latins, je ne les supporte pas". Gabin: "et les slaves?" . "N'en parlons pas!". Gabin:" ben , qu'est ce qui reste? Saturnin Fabre (premier woke?) : "Les sauvages"
"Il s'y est installé pour fuir la civilisation. (Cette île est laissée tranquille) ...oubliée par les géographes et hommes politique. Si elle avait du pétrole..., ce serait autre chose. Ils le prennent pour un Roi car il porte des pantalons."
Pierre-Amo-Parfois
10

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Créée

le 20 nov. 2025

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