Le roman de Jim
Un film qui ne prétend pas être un chef d’oeuvre. Un film qui prend le temps d’explorer des sentiments profondément humain, sur la filiation, sur la vie lorsqu’elle n’est pas vécu comme une quête, mais comme un cadeau que l’on accueille, que l’on admire et qu’on chérit.
On suit un personnage doux et gentil qui vit sa vie au fil des rencontres féminines, comme un coquillage en quête d’un rocher sur lequel se greffer. Une rencontre et il voit sa vie basculer, une femme porteuse d’un bébé. Jim est né. D’un autre père, mais Aymeric l’accueille comme le sien. Il est père, de la façon la plus naturelle qui soit… mais la vie s’acharnant sur les gentils mais trop passifs, ce lien sera mis à rude épreuve.
Ce film porte sur la paternité, une raison d’être invoquée sans le concevoir. Un père qui n’est pas père; Que lui reste il? Qui est - il?
On suit ce personnage qui tache de poursuivre sa route, cheminant au grès du vent, sans perdre de sa conciliance. Ce film soulève des questions, sans avoir la prétention d’y apporter des réponses, seule chose vrai : l’amour aux choses / l’amour aux gens.
Ce film se lit aussi comme la mythologie infantile du jeune Jim, qui quand il grandira, recherchera sa raison d’être. D’où il vient.