10
le 15 févr. 2026
SuivreGraver l'éphémère
Difficile de rester insensible à la promesse du Son des souvenirs : un drame sensible porté par l’incandescence de Paul Mescal et Josh O’Connor, réunis pour incarner une passion secrète née dans...
Le souvenir mitigé que m’avait laissé « retour à Brokeback mountain », ne me prédisposait pas à renouveler l’expérience avec un film sur le même sujet. Trop de poncifs dégoulinants de bons sentiments m’avaient laissé un gout d’écœurement, comme avec un dessert trop sucré. Celle qui partage ma vie m’a convaincu de laisser de côté mes sentiments pour aller voir ce film qui, je l’avoue, m’a séduit. C'est un film sur un monde qui est en train de disparaitre, celui du début du XXe siècle aux États-Unis. Deux hommes se rencontrent et vont s'aimer. Ils aiment le chant, la musique et bientôt partent à la recherche et à l’enregistrement des chansons populaires dont les notes sont sur le point de disparaitre. La passion amoureuse qui les dévore laisse pourtant entrevoir leurs failles, on pressent les non-dits d’une histoire qui ne peut que mal se terminer. C’est la Première Guerre mondiale qui sert au réalisateur à montrer la rupture silencieuse qui s’opère entre les deux amants. Cette rupture est aussi celle d’une époque qui marque la fin de ces chants populaires, des chants de labeur qui disparaissent dans le passé comme les enregistrements d’ailleurs. Le film est délicat et sensible. On est loin des bons sentiments dégoulinants ou de la profession de foi gay. N’oublions pas qu’à cette époque, l’homosexualité conduit en prison. Le film est tiré d’un roman que je n’ai pas lu, ce qui explique certainement le recours à une forme de voix « off » qui n’est pas étouffante. Et puis, il y a les acteurs que l’on connait pour les avoir vus dans d’autres productions. Leur jeu est parfait. Les fêlures, leurs non-dits, leurs mensonges et leurs fuites sont montrés avec délicatesse. Ce film ne sera jamais un blockbuster, mais il laissera un souvenir tendre et subtil à ceux qui le verront.
Créée
le 1 mars 2026
Critique lue 12 fois
10
le 15 févr. 2026
SuivreDifficile de rester insensible à la promesse du Son des souvenirs : un drame sensible porté par l’incandescence de Paul Mescal et Josh O’Connor, réunis pour incarner une passion secrète née dans...
4
le 10 sept. 2025
Suivrele 25 févr. 2026
Présenté à Cannes 2025, The History of Sound prolonge chez Oliver Hermanus son goût pour les identités fragiles, transposées cette fois dans l’Amérique des années 1910 où Paul Mescal et Josh O’Connor...
7
le 2 mars 2026
SuivreIl y a des amours qui naissent d’un simple regard échangé. Celui que raconte Le son des souvenirs trouve son origine dans un frémissement plus singulier. Entre Lionel et David, ce n’est pas la vue...
7
le 3 juil. 2024
SuivreQuel film ! Je ne sais pas par où commercer pour écrire cette critique. Dois-je parler d’abord des destins croisés de personnages que le réalisateur suit au long de trois heures ? Dois-je parler du...
8
le 5 mars 2024
SuivreJe ne sais pas pour vous, mais il m’arrive de passer complètement à côté d’un beau film par pur manque d’attention. C’est ce qui m’est arrivé lors du dernier Festival de Cannes à propos de Firebrand...
8
le 14 sept. 2024
SuivreIl y a des films dont on pressent qu’ils deviendront des classiques dès les premières images. C’est le cas de ce « tatami ». Avant de parler du message transmis par le film, il faut s’intéresser au...