Si quelqu’un a eu vent de pire titre de film que le titre français, Le Vampire A Soif, j’ai de sa connaissance une si grande soif que je le prie de me le dire dans les plus bref délais.
Si quelqu’un me déclare : « J’ai vu très peu de films de vampires pires que celui-ci », je lui réponds que moi, par contre, j’en ai vus beaucoup.
Si l’acteur principal, Peter Cushing, trouve que ce film est, de tous ceux où il joue, celui qu’il aime le moins, je n’oserai pas lui dire qu’il est peut-être meilleur en acteur qu’en critique mais je vous dis à vous que j’ai sur le sujet un autre avis que lui.
Si l’actrice principale, ou plutôt capitale, puisque c’est elle qui joue le rôle de LA vampire, Wanda Ventham, une inconnue totale pour moi, ne fait souffler sur vous aucun vent érotique le peu de temps où elle est à l’écran, alors nous ne sommes pas, vous et moi, faits du même bois.
Et si l’idée de faire d’un jardin anglais le théâtre de meurtres beaucoup plus affreux que ceux du Greenaway présente pour vous peu d’intérêt, c’est que nous n’avons pas les mêmes valeurs du tout.
Cela dit, une chose quand même, je vous l’avoue, me gêne un peu : le ton de certaines scènes et le style de certains personnages me rappelle trop que si Docteur Jekyll est britannique, Monty Python l’est également.