142e film de l’année : Le Vent se lève (revisionnage)
« Les avions ne devraient jamais servir à faire la guerre, et encore moins à s’enrichir. Les avions sont des rêves merveilleux, et les ingénieurs transforment les rêves en réalités. »
Je vois Le vent se lève comme un Ghibli, et surtout un Miyazaki des plus intimistes.
Quand on sait à quel point le thème de l’aviation est récurrent chez Hayao Miyazaki, on suit ici Jirō, fasciné par le ciel et le vent, qui rêve de devenir pilote.
Un film sur la poursuite d’un rêve, mais aussi sur l’aviation et la guerre, car l’outil même de ce rêve est lié à la destruction.
La beauté de la création face à la sauvagerie de la destruction, des thèmes récurrents dans son cinéma, quand l’humain se sabote lui-même en détruisant via sa création ou sa planète.
J’y vois personnellement une autobiographie déguisée : un personnage rêveur qui poursuit son rêve coûte que coûte.
Concernant le film, il m’avait mis une claque au premier visionnage. Mais sur mes nombreux revisionnages, il fait partie de ceux qui redescendent un peu.
Il n’est plus sur le piédestal des Ghibli comme je le pensais pendant quelques années.
Ça n’empêche pas qu’on a là un très bon Ghibli, un film intimiste, beau, et surtout sans artifices.
Beaucoup plus terre-à-terre, moins fantastique que le reste de la filmographie.
Un film pur, simple.
8/10