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le 11 juin 2026
SuivreUn entre-deux raté !
Cette critique est celle d'un admirateur de Quentin Dupieux qui a apprécié chacun de ses longs-métrages depuis Réalité (même si j'en ai aimé certains qui sont antérieurs !), qui a défendu même ses...
Le Vertige de l’existence, selon Dupieux, ou la réalisation soudaine et subite des êtres et de leur condition, du monde qui les entoure, et de la surprenante découverte, celle de la réalisation de la fragilité humaine et de l’incertitude qu’est la vie. Toujours dubitatif face aux propositions de Dupieux, force est de constater qu’il sait se réinventer, et aime le risque, sans jamais franchir le trop et ses limites. Au-delà du parti pris d’une animation style jeux vidéo des années 90, il continue son exploration de ou des préceptes anthropologiques.
Là où, avec Réalité, il s’enfonçait dans les fantasmes et tréfonds du rêve et de l’imaginaire, d’ailleurs assez drôle de voir le personnage de Chabat porter le même accoutrement que Jason, ici il est question d’existence en péril. Révélation troublante grandissante chez Jason, rien n’est réel, ou en tout cas, tout semble faire partie d’une immense supercherie, d’un mensonge technologique, d’une erreur matricielle. Nécessaire donc d’enquêter, évidemment accompagné, embarqués sur le chemin de la vérité et des découvertes, une sorte de quête initiatique pour s’ouvrir réellement au monde, ou au vrai monde, au vrai soi.
Parce que oui Le Vertige réussit, et je ne sais trop comment, parfaitement à capter l’absurde de l’existence et l’absurdité de l’être, de l’homme et de son constant désir de fuir sa condition, de l’exigence de réponses aux dialogues internes. Comme si l’humain avait pour nécessité de voir la vie comme une épreuve, pour être en apparence plus heureux et complet. De chercher le je-m’en-foutisme absolu pour se libérer des fabrications sociales.
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il y a 1 jour
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