En Normandie, un vieillard dément séquestre dans son antique demeure quatre soeurs vampires devenues des créatures de la nuit ,voici 200 ans, suite à un duel perdu contre un aïeul du châtelain adepte du vampirisme. Un psychanalyste cartésien et ses deux comparses débarquent sur les lieux pour soigner les malheureuses malgré l'hostilité des villageois...
Influencé par Georges Franju, Bunuel et Cocteau, Jean Rollin, pour son 1er film, ne pouvait que créer le malentendu auprès du public et de la critique qui s'attendaient à une sorte de production française façon Hammer mais ici on est plus près du sérial du début du 20ème siècle tels "Fantômas" ou "Les Vampires" de Louis Feuillade.
Si les acteurs sont presque tous méconnus hormis Jean-Lou Philippe en chirurgien, les filles sont jolies et le châtelain joué par Doc Moyle est racé (On le voit dans Fantômas contre Scotland Yard) tout comme Jacqueline Sieger, une Reine des Vampires métisse (pied de nez au conformisme) dans une seconde partie plus surréaliste, il y a déjà dans ce premier opus tous les éléments à venir qui feront de Jean Rollin un cinéaste underground et fauché même si il s'offre une course- poursuite automobile avec une cascade à la clé, chose rare chez lui.
C'est à la demande de ses producteurs que le cinéaste de Neuilly se vit obligé de rallonger son court pour en faire un long-métrage d'ou les ellypses un poil maladroites mais qui confèrent un charme infini à ce poème visuel sous LSD.