Voici Belmondo en voleur distingué avec moustache, canne et chapeau melon… et si l’on peut dire bien des choses sur Bébel, on ne peut nier qu’il a toujours eu de la prestance, se glissant avec une facilité et une aisance déconcertantes dans la peau de bien des personnages plus ou moins recommandables… mais dans son cas, l’habit fait le moine (ou presque).
Le voilà qui casse donc des coffres, fracasse des portes et emballe quelques donzelles sans même le faire exprès… car les donzelles viennent immanquablement à lui : ça doit être ça le charisme.
Des comédiennes jolies comme tout d’ailleurs et toutes plus charmantes les unes que les autres : Geneviève, Marie, Marlène, Françoise, Bernadette… mais c’est un festival ! Quant à son second (qu’il retrouvera bien des années plus tard dans l’Incorrigible !) c’est le sémillant Julien Guiomar.
Mais cette distribution ne sert à rien, car ici en fait de film, il n’y a rien. Me voilà alors contraint de meubler comme un certain réalisateur de son triste état qui s’appelle Louis Malle… et pour meubler il s’y connaît le gars même s’il a le Belmondo sous la main.
C’est-à-dire donc que ce crevard tire deux heures d’ennui et de courants d’air de ce « film » au cours duquel il ne se passe rien. On perce des coffres, on blablate, on embrasse des filles… puis on rince et on répète.
Lent, lénifiant, abrutissant, consternant : c’est le « cinéma » de Louis Malle dans toute sa fadeur. Et son inutilité. Alors imaginez avoir payé pour voir ‘ça’ au cinéma ?!… quel putain de voleur !