Premier film de l’année, alors on se met bien avec un petit Pixar. Parce que malgré les nombreuses critiques, même si c’est mauvais, au moins ça sera joli. Et joli, putain, ça l’est. Chaque plan est dingue, d’une beauté folle. Comme un reportage Nat Geo où on aurait placé Denver le dernier dinosaure.
Après, est-ce que Pixar allait réussir un doublé la même année après l’excellent Inside Out ?
Malheureusement, la réponse est un gros NOPE. L’histoire, classique au possible (Arlo le héros perd son papa et son chemin mais va se trouver un ami et une paire de couilles) emprunte beaucoup trop d’éléments à d’autres classiques de l’animation (un peu du Roi Lion, un peu de Némo, un peu beaucoup de Don Bluth).
Tu sens qu’en coulisses, c’était le boxon, Brave-style. Changements de réals, changements d’histoires. Pixar s’installe de plus en plus dans une pratique qui met à mal l’aspect hautement artistique de leurs oeuvres. Du coup, alors que Brave nous promettait une histoire de princesse rebelle pour finalement nous servir une resucée de Boucle d’or et les trois ours, The Good Dinosaur nous promet un monde où les dinosaures et les humains cohabitent et on se retrouve avec un dinosaure limite saoulant qui apprend à couper des arbres avec sa queue. Same shit.
Le film devient très vite répétitif (doute, challenge, émerveillement, doute, challenge …) et n’accorde pas assez de place au vrai héros du film, à savoir Spot, le compagnon humain de Arlo. Puis il y a cette fin, totalement bâclée où tu te dis qu’il manque des scènes c’est pas possible.
Le pire avec The Good Dinosaur, c’est même pas que ça soit mauvais comme un Dreamworks. C’est juste raté. Tu vois ce que ça aurait pu (dû) être et c’est dommage.