Deux individus que beaucoup oppose se retrouvent embarqués dans la même aventure et naviguent dans les ombres de la société. Oui, pourquoi pas. C'est une briotche de potche convenue, mais qui peut fonctionner, si c'est bien fait.
Mais là ni, mais là nome, mais là non. Les émotions entre les deux personnages sont écrites à la truelle, au tractopelle. Chaque interaction entre les deux personnages se conclut par un "Baise-moi si t'es un homme !" Besson ne peut s'empêcher de trébucher sur ses fantasmes, que je ne qualifierai pas, et laisse ses pensées perverses prendre le pas. Ses fantasmes éventrent toute subtilité qu'il voudrait mettre en place. Il a dû beaucoup se palucher sous son gros bidou pendant l'élaboration du script. En plus, ça en dit long sur le personnage qu'est Besson.
Au final, des interactions entre les deux personnages ne reste que le fantasme sexuel du réal. Rien d'autre, son fantasme est la motivation de son film.
Vu la teneur du propos, je ne peux pas laisser passer ça.