A Lep in the Hood is Up to no Good!
Après 4 épisodes en 5 ans, on a du attendre 3 ans avant de voir une nouvelle itération de la saga du lutin irlandais, mise en stand-by à cause d'un quatrième épisode que mêmes les rares fans ont renié et détesté. Sauf qu'au lieu de revenir normalement, la saga prenait une tournure gangsta rap.
Heureusement, le film reste le digne héritier des 4 prédécesseurs, continuant sur le chemin de la comédie noire (notez l'absence voulue de majuscule) et extrêmement gore. Un sergent se déguisait en drag queen dans le précédent film ? Ici, Ice-T arbore une jolie perruque afro dans le prologue et le Leprechaun explose des bides à tour de bras, mange des doigts, devient mack, fume de l'herbe avec ses gagneuses alors que nos héros produisent du rap grâce à la flûte magique. Sauf que pour une fois, le film est vraiment bien interprété grâce à des acteurs de talent qu'on ne voit malheureusement pas assez à l'écran. Rashaan Nall, Ice-T et Jack Ong ont un talent comique indéniable, Anthony Montgomery est loin d'être ridicule et la réalisation passerait presque pour soignée. Le film ne se prend jamais au sérieux, finit sur un clip de rap du Leprechaun qu'on aura jamais autant aimé détesté mais ne tient évidemment pas les 90 minutes. De plus, il devient assez répétitif au bout de 45 minutes.
Lourdingue ? Oui. Drôle ? Oui. Bon film ? Quand même pas. Pourtant, ce Leprechaun In The Hood est de très loin le meilleur opus de la saga et rivalise même avec un Vendredi 13. Très fun. Que fun.