Du contraste en pleine teinte en pleine tête tiens pour tes mirettes

Évidemment tout se construit tout se bâtit autour de clivages évidents, tout se focalise autour de personnages bien définis campés comme il faut, tout se noue se resserre autour de mensonges dans la tempête qui grossit aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, en dialogues improbables et enlevés lourds de ce qui est à venir, évidemment que tout est dans le brut et la sauvagerie de l'isolement de la nuit, dans le règlement compte qui tarde à commencer, dans la fixité qui se fissure, mais tout ça avec style, tout ça avec ce rythme si particulier cette concentration si caractéristique et ces moments d'humour décalés, sans compter cet accent inimitable qui apporte un vrai charme, enfin je trouve, à la huitième fresque d'un Tarantino droit dans ses bottes, pour ce que je connais de sa filmographie, mais la bande-annonce avait déjà gâché de beaux moments, il ne faudrait pas regarder les bande-annonces. Alors certes le flash-back s'étire en longueurs inutiles et peut-être lui-même est-il une longueur inutile mais ce Christ engourdi par le froid dont le cri muet s'écrase dans le ciel impitoyable, ça reste une belle entrée en matière et je reste convaincue par cette première impression comme par l'ensemble du film ; c'était un bon moment au cinéma et je regrette pas d'être allée voir ça sur grand écran.


Critique sans grand intérêt, j'en conviens.

JulieToral
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Créée

le 17 janv. 2016

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Julie

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