Qu’est-ce qu’elle fait dans sa bouche ?
Les Bad Guys tentent d’oublier leur brillant passé en tant que criminels, mais ils seront forcés de le redevenir.
Une suite inutile mais non dénuée de panache
Le cinéma, dans son cycle éternel, connaît une période hautement propice aux suites, y compris pour des films qui n’en nécessitaient foncièrement pas. "Les Bad Guys 2" en est un exemple éloquent. La découverte du principe et des personnages, qui faisait la sève et l'originalité du premier opus, est passée. Le spectateur, déjà familier de cette galerie de malfrats repentis, se retrouve face à un métrage qui, à défaut d'innover, se contente de réitérer une formule déjà éprouvée. Cette absence d'audace narrative est d'autant plus regrettable que le film n'apporte pas suffisamment de nouveautés pour justifier pleinement son existence.
Une formule usée mais des dialogues brillants
Malgré ces faiblesses, l'œuvre n'est pas dépourvue de qualités. Les dialogues, toujours aussi efficaces et cocasses, sauvent le film du marasme de la redite. Ils confèrent une vivacité délicieuse à l'ensemble, et il est éminemment comique de voir Loup, ce charismatique chef de bande, se soumettre à l'absurdité des entretiens d'embauche. Le film demeure un divertissement de bonne facture, une distraction agréable pour les yeux, notamment grâce à son animation d'une grande fluidité.
Un divertissement honnête mais sans splendeur
En fin de compte, cette suite est un mélange de satisfaction et de regret. Elle ne parvient pas à se hisser à la hauteur de l'éclat initial du premier film, mais elle ne sombre pas non plus dans la médiocrité. C'est un film qui se contente de faire son travail, de divertir, sans chercher à bouleverser les codes ou à éblouir. Il n'est ni une déception totale, ni une réussite éclatante. C'est un simple divertissement qui, à défaut d'être nécessaire, s'avère tout de même honnête.
Maman a toujours dit que je n’irais pas au paradis