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Ce film montre encore, même si personne n'en doute, les capacités de Chabrol à maîtriser les ambiances : aucune histoire, mais on est absolument captivés du début à la fin. Preuve de la grande qualité de l'écriture scénaristique et d'une grande maîtrise technique. Le soin apporté aux détails, aux attitudes, aux éléments des décors, à la composition des plans est épatant. Et les références à Vertigo tout à fait intelligentes et captivantes.
Et bien sûr, une direction d'acteurs au cordeau. Stéphan Audran, comme dans la Femme Infidèle est sublimissime (qu'elle présence magnétique !) et son jeu est d'une remarquable sobriété, laissant aux spectateurs toutes les portes ouvertes. Trintignant, superbe d'ambiguité, Jacqueline Sassard toute en étrangeté, jusqu'au nom conceptuel dont elle s'affuble : Why ? Question qui restera sans réponse.
Enfin, il faut noter l'audace du scénario concernant les relations amoureuses : saphisme, bisexualité, triolisme, manifestement fantasmé... tout est montré et dit avec une grande tranquillité. En 1967, c'était vraiment gonflé.
Un excellent Chabrol.
Créée
le 17 févr. 2026
Critique lue 21 fois
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