- Je dois avouer que quand j'ai vu John Wayne arriver à l'écran, je me suis dit : « Encore un. » Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, mais on est en 1973, et le film d'Andrew V. McLaglen sent un peu la formule réchauffée.
- J.D. Cahill, le Marshall que Wayne incarne, est le paternel classique, dur mais juste, le genre de gars qui part traquer les malfrats sans s'occuper de ses deux garçons. C'est là que, selon moi, le film trouve son point faible et son point fort à la fois.
- D'un côté, le conflit est intéressant : mes deux fils se retrouvent mêlés à un hold-up, et leur père, moi, le Marshall, dois choisir entre la loi et ma famille. C'est un dilemme psychologique qui aurait pu donner un western plus sombre et plus profond. Sauf que… le scénario n'est pas assez fouillé pour ça. On effleure le sujet, on nous donne deux gosses pas très attachants qui s'ennuient, et on passe vite à l'action. On dirait que le film a peur de se salir les mains avec une vraie profondeur dramatique.
Ce que j'ai aimé (et qui sauve le film) :
- Le charisme de Wayne est toujours là, même s'il paraît fatigué. Il porte le film sur ses épaules et certaines scènes d'action sont très bien menées. La musique d'Elmer Bernstein est excellente et donne une ambiance authentique. C'est un western qui se regarde sans déplaisir, un divertissement solide et honnête.
- Ce qui m'a déçu : Les dialogues sont souvent niais et prévisibles. L'intrigue familiale est traitée trop superficiellement, et le méchant, George Kennedy, est sous-utilisé. J'ai eu l'impression de voir un western alimentaire, fait pour rassurer les fans du « Duke » sans chercher à innover ou à marquer les esprits.
Conclusion
- En fin de compte, je lui donne 6/10. C'est un western correct, qui fait le boulot, mais qui manque de la rigueur et de la force nécessaires pour être mémorable. C'est un bon divertissement du dimanche après-midi, mais n'attendez pas le chef-d'œuvre.