Je peux dire à quel moment précis j'ai cessé de m'intéresser au destin de ce pauvre mec en fuite qui tente désespérément pendant tout le film d'échapper à la vengeance d'un chien aussi déterminé qu'un Terminator à quatre pattes. C'est quand il arrive à poil (ce serait trop long à expliquer...) chez une femme seule qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam sans que ça la perturbe le moins du monde, puis, après avoir cassé la croûte et avoir échangé des regards "éloquents" avec sa bienfaitrice, se retrouve au plumard avec elle à peine deux minutes plus tard. Je précise que ça n'avait rien d'un viol. Madame (qui est mariée) n'a visiblement pas besoin de faire un minimum connaissance ou de préliminaires. Tout cela semble faire partie du service d'aide au voyageur en détresse, au même titre que la bouffe.
Mais ce n'est même pas la célérité ahurissante du coup de foudre qui m'a atterrée. C'est plutôt la débilité profonde du mec qui perd de précieuses minutes à faire des galipettes (sans grand enthousiasme) au lieu d'essayer de prendre de l'avance sur le molosse qui ne tarde évidemment pas à le rattraper.
Le mec étant décidément trop con, j'ai suivi de loin le reste de son parcours, seulement motivée par l'espoir qu'il se ferait bouffer par Médor.