Profitant d'une absence de son épouse, un homme va aller dans une boite de nuit où il va rencontrer une autre femme. Ce sera avec elle, puis avec d'autres multiples conquêtes, avec qui il va avoir des liaisons.
Les désaxées est le premier film écrit, réalisé, et joué par Michel Lemoine, et je dirais que tout son cinéma (érotique) est déjà là, mais on ne peut pas dire que les femmes soient mises en valeur dans cette période de libération des mœurs. Le mec a quand même du bol : à chaque fois qu'il rencontre une femme, voire deux, vous pouvez être sûr qu'il les emballe toutes. Pas avec la meilleure des manières, dirons-nous en cette période #metoo, mais cet homme se découvre une sexualité libérée. La question est de savoir s'il va être délivré jusqu'à vouloir se séparer de son épouse, qui a elle aussi une relation avec un autre, mais elle va arrêter assez vite.
Comme souvent dans ses films, on va retrouver Janine Reynaud, qui était son épouse dans la ville, et qui n'a pas froid aux yeux, ainsi que son épouse à l'écran, incarnée par Martine Azencot, qu'on reverra aussi dans l’œuvre de Michel Lemoine. Les désaxées parle aussi de cette période libérée, où les femmes pouvaient faire l'amour sans risque de tomber enceintes grâce à la pilule, où les murs des appartements sont des moquettes, avec des couleurs pop, mais l'histoire se révèlera en fin de compte tragique pour le couple.
Disons que c'est la droite lignée de l’œuvre du réalisateur, avec du sexe simulé mais poilu, et après la décennie 70's, il se tournera essentiellement vers le porno...