En 1970, le franchise Bond est en difficulté. Le sixième opus n'a pas marché autant que ses prédécesseurs, et George Lazenby refuse de ré-endosser le costume de 007. Pour faire rebondir la franchise, les producteurs parviennent à ré-embaucher Sean Connery (avec un salaire mirobolant pour l'époque), et le tour semble joué...
Toutefois, "Diamonds are Forever" n'a pas convaincu tout le monde, et demeure aujourd'hui quelques peu en désamour avec les fans. En effet, là où on s'attendait à une vendetta sombre après la fin uppercut de "On Her Majesty's Secret Service", le film expédie cette vengeance dans une courte séquence pré-générique (on relève néanmoins une violence plus prononcée qu'auparavant). S'en suit une intrigue autour d'un trafic de diamants, qui s'avère légère et souvent kitsch. Sans compter un humour au machisme plus marqué, la faute aux Bond girls particulièrement cruches de ce volet, et à un couple d'assassins homosexuels présenté comme aussi dangereux que maniéré ! Un dernier élément osé pour l'époque, qui apporte un peu d'originalité...
Pour le reste, Sean Connery n'est clairement pas aussi motivé qu'on l'a connu, mais apporte toujours élégance, classe, et impertinence au rôle de James Bond. Malgré certains éléments artificiels du scénario, les séquence d'action sont sympathiques, et le dépaysement agréable (Bond visite Amsterdam et l'Ouest américain).